Face aux effets du changement climatique, l’ONG CREDEL à travers le projet « Femmes Agri-Entrepreneurs et Résilience Agri-Résilience », a renforcé les techniciens des ONG partenaires et responsable des groupements maraîchers sur les itinéraires techniques de production et sur les bonnes pratiques de production de semences dans le champ écoles paysans de l’ONG RAIL à Porto-Novo et sur la parcelle de démonstration de l’ONG APRETECTRA à Comé et Grand-Popo. Financé par le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec et mis en œuvre par un consortium regroupant la Fondation Paul Gérin-Lajoie, l’ONG RAIL Bénin, CREDEL ONG, l’ONG APRETECTRA et GECA Environnement.
Du 18 au 22 mai à Porto-Novo, puis du 01 au 05 juin à Comé et Grand-Popo durant cinq jours dans chaque commune, le consultant GLIN Hubert Bright a animé une formation entièrement pratique. Le champ lui-même devient la salle de classe. Les participants découvrent les critères d’un bon champ école : accessible en toute saison, identifiable, doté d’un sol représentatif et d’un accès permanent à l’eau maîtrisée.
La formation a mis l’accent sur la production de semences adaptées aux réalités locales. Les participants ont appris la technique de la pépinière en ligne droite et la sélection des graines semencières. Mme Lokossou Apolline, transformatrice à Porto-Novo, témoigne : « On nous appris à faire nos semences parce qu’il y a des moments où on n’en trouve pas ou elles coûtent trop cher. »
Les techniques de conservation des eaux et des sols ont été pratiquées : paillage des cultures pour garder l’humidité, technique du zaï, fabrication de biofertilisants et de super sol. Mme Chimène LADJOAN, technicienne à l’ATDA Porto-Novo, précise : « Le paillage est essentiel en période de chaleur sans pluie. »
Mme Charlotte Zanonvie, conseillère sur le projet Agri-résilience APRETECTRA, rappelle l’importance de cette approche globale : « Cette formation nous apprend à réaliser des itinéraires techniques, à animer des champs écoles et à fabriquer des biofertilisants ainsi que du super sol. Nous avions déjà suivi d’autres formations enrichissantes sur la gestion durable des terres, et tout cela s’inscrit dans la résilience face au changement climatique. »
Quant à M. ADOUVAKOU Daniel Agoussou apprécie particulièrement la méthode : « Ce n’est pas un théoricien. Le consultant M. GLIN nous guide pour trouver nous-mêmes la réponse. Pour le zaï, nous sommes allés chercher la paille ensemble. J’avais échoué à produire des semences de concombre ; il me l’a expliqué et mis en pratique, et ça a marché. »
Dossou Gérard, chargé de suivi-évaluation à l’ONG APRETECTRA, abonde dans ce sens : « On remarque que c’est une formation naturelle, basée sur la pratique. Des observations sont faites en milieu réel et confirment que tout ce qui est enseigné repose sur l’expérience. Ces formations nous ont permis d’apprendre à conduire un site maraîcher, du choix du site jusqu’à la production finale. »
Chaque participant devient un « porteur de flambeau », chargé de transmettre les connaissances à son groupement, ses stagiaires ou sa communauté. « Je pourrai reproduire ces techniques chez moi et les enseigner à d’autres », affirme Mme Lokossou.
Les partenaires du projet et le Ministère de l’Environnement du Québec, peuvent mesurer, à travers ces témoignages, l’impact concret de leur engagement. Car au-delà des techniques, c’est une véritable dynamique d’innovation paysanne qui est en marche, portée par des femmes et des hommes déterminés à construire une agriculture plus durable et plus résiliente.
L’émotion était vive lors des photos de famille clôturant chaque session, témoignant d’un engagement collectif fort pour l’avenir.
Article rédigé par le Chargé de Communication de CREDEL ONG/ SOULEMANE MORA Djinindi /· Porto-Novo, Comé, Grand-Popo Mai 2026













